Y'a vraiment des fois où je m'oublie. Où je n'existe plus pour moi. Involontairement bien sûr, je me perds, je me paume entre un biberon, une bassine de linge et quelques jouets à ranger. J'me pose là, dans un coin, en me disant que je reviendrai me chercher plus tard. En attendant, j'exécute, je liste, je me concentre et tire la langue tant la concentration est intense... De temps en temps, alors que je change un drap ou que je mets de l'ordre sur la table à langer, je m'arrête net :
"J'ai mis son body d'hier au sale ? ... ... Oui, ce matin."
puis je me remets en marche.
Histoire d'avoir un rythme, je mets un peu de musique, que je n'écoute pas vraiment, mais qui me tient compagnie. Une sucette entre les dents, un cube en tissu sous le bras, le sac à langer dans une main et Simone la girafe dans l'autre, je trottine et traverse la pièce. Je dépose mes fardeaux à leurs endroits respectifs et repart.
Sur le chemin, un miroir m'attrape.
Je bugue devant... l'oeuvre d'art qui s'offre à moi. Mes yeux mal démaquillés me fixent d'un air blasé de fatigue et une mèche de cheveux capricieux forme un épis des plus singuliers. Mesdames, messieurs, l'erreur est humaine. Et le pire, c'est que c'est une fille. n_n
Un petit couinement me tire de ma méditation.
Tiens, la sieste est terminée.
Alors, maladroitement, aussi naturelle que la plus débordée des mamans, je monte les escaliers d'un pas pressé...
"Où me suis-je mise déjà ? ...Ah, me voilà."
Et je me retrouve enfin, le temps d'un baiser et d'un tendre calin,
donnés au réveil au plus beau des chérubins.
vendredi 25 décembre 2009
vendredi 4 décembre 2009
"C'était une dame gracieuse, a l'âme romanesque [...] Et sur sa bouche doucement moqueuse flottait un baiser que Wendy ne pouvait jamais cueillir bien qu'il fût là, palpitant a la commissure droite des lèvres..." - Peter Pan -
C'est comme un défi, presque semblable à une promesse... Une décision, de garder ces lèvres, de leur épargner la douleur. De leur offrir le meilleur, de ne plus faire d'erreur. C'est utopique, romantique au possible, frustrant, naïf... Mais c'est ainsi. Le dernier, c'était lui; le deuil fut une épreuve. Le prochain viendra bien, mais il devra faire ses preuves. C'est exigeant, borné, mais raisonnable et nécessaire.
J'en ai besoin.
J'ai encore mal.
Je veux contrôler, décider; pour moi, pour lui. Lui qui est une partie de moi et qui mérite ce qu'il y a de meilleur. C'est pour lui que j'exige, c'est pour lui que j'insiste, c'est pour lui que je refuse. C'est pour moi que je détourne le visage, c'est pour moi que je teste, c'est pour moi que je décide d'arrêter.
C'est pour nous que je cherche l'introuvable, pour nous que je veux l'inattendu, pour nous que je veux la certitude, sans menace d'un nouvel abandon. Je cherche toujours, j'espère toujours; je vois, je sens, je sonde, j'anticipe et me méfie...
L'art et la manière.
De ne plus se laisser faire.
J'en ai besoin.
J'ai encore mal.
Je veux contrôler, décider; pour moi, pour lui. Lui qui est une partie de moi et qui mérite ce qu'il y a de meilleur. C'est pour lui que j'exige, c'est pour lui que j'insiste, c'est pour lui que je refuse. C'est pour moi que je détourne le visage, c'est pour moi que je teste, c'est pour moi que je décide d'arrêter.
C'est pour nous que je cherche l'introuvable, pour nous que je veux l'inattendu, pour nous que je veux la certitude, sans menace d'un nouvel abandon. Je cherche toujours, j'espère toujours; je vois, je sens, je sonde, j'anticipe et me méfie...
L'art et la manière.
De ne plus se laisser faire.
mardi 1 décembre 2009
Parce qu'il faut bien commencer...
Depuis plusieurs nuits, je gribouille, j'hésite. Je voulais avoir un coin tranquille, quelques pages où caler mes babillages en tous genres, un endroit simple où balancer mes idées noires et... retrouver les idées claires; oui. Rien de bien compliqué quoi. Un blog ordinaire, comme il en existe tant d'autres.
Je n'ai aucun but. Excepté peut-être celui d'oublier la zone "skybloguienne" et ses accros du style texto...?
Je n'écris pas bien. J'écris pour me faire du bien. Et utiliser un blog pour mes lignes est d'ailleurs assez inhabituel. Jusqu'ici, je gavais mes fichiers de brouillons en tous genres : texte inachevés, phrases au hasard... J'y revenais, modifiais, perfectionnais, en vain. Même avec la plus grande concentration, je n'obtiens jamais satisfaction. C'est flou, maladroit, naïf, chargé. Mais j'ai appris à m'y faire. C'est une partie de moi, après tout. Parfois, la plupart des écrits n'était même pas définissable, ce qui donnait lieu à des appellations désespérées : "essai", "écrit", "brouillon"... Allant jusqu'à "chose", "truc" et "bidule".
C'est dire comme je suis... inspirée.
J'ai trop de choses à dire, peu de mots qui viennent.
Je ne suis même pas sûre d'être lue.
Qu'importe. Bienvenue.
Je n'ai aucun but. Excepté peut-être celui d'oublier la zone "skybloguienne" et ses accros du style texto...?
Je n'écris pas bien. J'écris pour me faire du bien. Et utiliser un blog pour mes lignes est d'ailleurs assez inhabituel. Jusqu'ici, je gavais mes fichiers de brouillons en tous genres : texte inachevés, phrases au hasard... J'y revenais, modifiais, perfectionnais, en vain. Même avec la plus grande concentration, je n'obtiens jamais satisfaction. C'est flou, maladroit, naïf, chargé. Mais j'ai appris à m'y faire. C'est une partie de moi, après tout. Parfois, la plupart des écrits n'était même pas définissable, ce qui donnait lieu à des appellations désespérées : "essai", "écrit", "brouillon"... Allant jusqu'à "chose", "truc" et "bidule".
C'est dire comme je suis... inspirée.
J'ai trop de choses à dire, peu de mots qui viennent.
Je ne suis même pas sûre d'être lue.
Qu'importe. Bienvenue.
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