vendredi 29 octobre 2010

"La ville permet de voir sans être vu et d'être vu sans voir." [Serge Daney]

Depuis que j'ai repris courageusement le chemin de la scolarité, je suis confrontée aux joies nombreuses et variées qu'offre la ville de Montpellier...Non non, aucune ironie, j'ai pourtant - comme beaucoup - été l'innocente victime de ces récentes grèves...

Tout de même, j'aime cette ville.
Son énergie, sa modernité... Traverser les places, arpenter les rues ; faire la touriste. Je passe le plus clair de mon temps dans un village plutôt inactif, il faut me comprendre... Nîmes, en dehors des ses monuments et de certaines rues piétonnes, n'a plus aucun intérêt à mes yeux... C'est sale, c'est laid, c'est mort, et mal fréquenté. Simple avis personnel. C'est une ville aux allures de village, où tout se sait, très vite, on ne sait par qui, ni de quelle manière... L'air est chargé d'hypocrisie, les regards sont provocateurs ou, au contraire, complètement inexistants...
Montpellier est moins sauvage, plus rafraîchissante, plus évoluée. Comme dans toute grande ville, y'a les coins tristes ou les quartiers qui craignent, mais je ne traîne qu'en centre ville... Et rien ne gâche, à mes yeux, le charme qui se dégage de ses grandes avenues pavées...
J'aimerais m'y perdre plus souvent, entrer partout, essayer ci, aller voir ça... Connaître le secret de ces lieux qui m'intriguent et m'attirent comme un aimant...

Je crois qu'au fond, c'est la mentalité qui me séduit. Cette rareté de regards méprisants et critiques, que ce soit pour la couleur de tes fringues ou de tes yeux : quel plaisir ! Il ne s'agit pas de disparaître, bien au contraire ; il s'agit d'être qui l'on veut, comme on veut, pour soi et pour personne d'autre.
 S'épanouir sans se soucier du reste... Se sentir libre, encerclé par la foule.